L’oignon par Pascale Perli avec recette

L’oignon, comme l’ail d'ailleurs, font partie depuis la nuit des temps des aliments médicaments, utilisés autant sur le plan culinaire que médicinal. On en retrouve d’ailleurs dans les sarcophages égyptiens comme provision pour l’au-delà. Dans toutes les cultures antiques, il a toujours été considéré comme un fortifiant très efficace, mais aussi antiseptique et anti-infectieux. Il est utilisé dans toutes les cuisines du monde, ce qui en fait un des légumes-condiments les plus consommés, en s’accordant parfaitement aux épices, légumineuses et céréales, tout en stimulant la digestion.
Selon la Diététique Chinoise : L’oignon est de nature tiède, de saveur douce (cuit) et piquante (cru). Il a pour tropismes (méridiens destinataires) : Poumon, Rate, Estomac.
Pour faire un beau jeu de mots, "l’oignon fait la force", car il est reconnu, depuis toujours pour être un sacré tonifiant. Comme beaucoup de condiments, il est de nature tiède, il réchauffe. Il aura pour action de tonifier l’énergie en plus de la faire circuler. Consommé régulièrement, il accroît la force musculaire. Il mobilise le Qi, réchauffe le Poumon, dégage la poitrine, facilite la respiration et élimine les glaires. Il traite la toux et l’asthme. Il va aussi avoir une action sur la sphère digestive : il harmonise l’Estomac, traite l’inappétence, les selles molles, les douleurs abdominales de type froid. Mais attention, surtout en version cuite, car il augmente la sécrétion de sucs digestifs. Il aide aussi à la digestion des céréales, des légumineuses et des féculents. En plus, il favorise la diurèse.
Selon les recherches actuelles : Les recherches actuelles lui donnent comme propriétés un fort pouvoir antioxydant, hypoglycémiant. Il a aussi une action intéressante anticoagulante, en prévention pour les problèmes cardio-vasculaires, pour faire baisser le cholestérol et diminuer l’hypertension artérielle, ceci plutôt en version crue, à cause de sa saveur piquante qui fait circuler le sang. Les études ont confirmé aussi l’effet des oignons, surtout les rouges, sur les voies respiratoires et pour traiter l‘asthme. Avec une forte teneur en quercétine (pigment végétal responsable de la couleur des aliments,) il aurait une action antihistaminique pour éviter les allergies. D’autre part, les oignons, comme toutes les variétés du genre « Allium » sont riches en inuline, puissant prébiotique qui favorise la multiplication des bonnes bactéries qui régulent pratiquement toutes les fonctions digestives. On le préfèrera cuit pour cette fonction digestive. Cuit, il aura aussi des propriétés anti-infectieuses et antibiotiques.
Précautions d’emploi : Attention ! Pour les troubles digestifs, il sera contre-indiqué cru ! Il peut aussi créer des allergies et un prurit cutané.
Recette contre l’asthme, la bronchite et le rhume : Jus d’oignon au miel
Éplucher 3 oignons et les couper en petits morceaux. Ajouter 1 c. à café de miel, ainsi qu’une pincée de poivre noir et placer le tout dans un bocal en verre fermé. Laisser reposer toute une nuit. En prendre 1 c. à soupe plusieurs fois par jour, jusqu’à sentir une amélioration.
Remède populaire contre la toux : S’il y a beaucoup de toux, dormir avec une tranche d’oignon dans la chaussette ou avec un oignon posé à côté du lit (recette de grand-mère !) Favoriser en effet les aliments contenant de la quercétine, qui inhibe les hormones ayant une action inflammatoire sur les bronches comme l’ail et l’oignon.
Comment le cuisiner ?
L’oignon est utilisé comme aliment principal (soupe à l'oignon gratinée, bœuf à l'oignon...) ou condiment dans de nombreuses recettes, dans notre cuisine et dans toutes les cuisines du monde. Il se mange cuit ou cru.

Article de Pascale Perli du 25 novembre 2025. Retrouvez les nombreuses recettes de l'oignon sur : madreperla

Tarte courge butternut et oignons caramélisés
Pour une tarte (soit 6 personnes) : 1 pâte brisée (j’ai pris une toute prête, mais ce serait mieux bien sûr de la préparer soi-même !), 1 courge butternut de 700g environ, 2 gros oignons rouges, 4 c.à soupe de sirop d’érable, 100g de fromage de chèvre frais (ou fêta), 2 branches de thym, huile d’olive, paprika fumé, sel, poivre
Préchauffer le four à 200°.
Peler la courge butternut, lui enlever les graines et la couper en cubes de 2cm X 2cm.
Les disposer sur une plaque de four, recouverte de papier sulfurisé.
Arroser d’un peu d’huile d’olive, sel, poivre, un peu de paprika fumé.
Enfourner pour 30mn, en les retournant un peu en cours de cuisson. Les sortir du four.
Pendant ce temps, peler et émincer les oignons rouges.
Dans une poêle, les faire revenir jusqu'à ce qu’ils deviennent translucides.
Rajouter le sirop d’érable et cuire à feu doux 5mn de plus, en remuant de temps en temps. Saler et poivrer.
Étaler la pâte, en gardant dessous le papier sulfurisé.
Étaler la moitié du fromage frais émietté sur le fond de la pâte, ainsi que les oignons sur une couche, en laissant 4cm tout autour sur les bords.
Répartir de façon uniforme les cubes de butternut sur le fond d’oignons.
Parsemer de quelques feuilles de thym.
Rabattre les bords de pâte sur la garniture.
Enfourner pour 30mn, à 180°, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.
A la sortie du four, émietter le reste de fromage frais sur le dessus ;
Déguster bien chaud, accompagné d’une petite salade de mâche !
Bon appétit !

Recette de Pascale Perli à retrouver sur madreperla